Cours du mercredi 20 mars à relire

 1. Ecoute du podcast proposé par Marie sur le roman de Nathalie Azoulai Titus n'aimait pas Bérénice.

2. Corrigé de l'enquête 2 : Voici un sonnet écrit par Louise Labé. En l’observant bien,  pouvez-vous proposer une définition du sonnet ? Etes-vous maintenant capable de préciser la forme du premier texte ?

Vous allez lire très attentivement ce poème. Vous devez relever le plus de mots possible pour les regrouper en différents champs lexicaux. Quels classements avez-vous faits ?

Quel sentiment l’auteure éprouve-t-elle ? Comment le vit-elle ? Désire-t-elle mettre un terme à ce qu’elle éprouve ? Quelle conception de l’amour apparaît ici ?

Si jamais il y eut plus clairvoyant qu'Ulysse,
Il n'aurait jamais pu prévoir que ce visage,
Orné de tant de grâce et si digne d'hommage,
Devienne l'instrument de mon affreux supplice.

Cependant ces beaux yeux, Amour, ont su ouvrir
Dans mon coeur innocent une telle blessure,
-Dans ce coeur où tu prends chaleur et nourriture-
Que tu es bien le seul à pouvoir m'en guérir.

Cruel destin ! Je suis victime d'un Scorpion,
Et je ne puis attendre un remède au poison
Que du même animal qui m'a empoisonnée !

Je t'en supplie, Amour, cesse de me tourmenter !
Mais n'éteins pas en moi mon plus précieux désir,
Sinon il me faudra fatalement mourir.

Passion amoureuse qui associe beauté de l'amour et tourment de l'amour: deux champs lexicaux opposés:"orné, grâce, digne d'hommage, beaux yeux, coeur innocent, Amour" et "affreux supplice,blessure, cruel destin, victime, Scorpion, poison, empoisonnée, tourmenter fatalement, mourir'

Trois personnages dans le poème: le narrateur.trice qui dit "je" en position de sujet et d'objet, surtout dans les tercets: je suis victime , je ne puis attendre, m'a empoisonnée,, je t'en supplie, me tourmenter, en moi"

L'être aimé désigné par des démonstratifs: ce visage orné de tant de grâce..., ces beaux yeux

Amour, le dieu, qui est interpelé à la deuxième personne dans le poème: "dans ce coeur où tu prends chaleur et nourriture", je t'en supplie, Amour", mais n'éteins pas en moi mon plus précieux désir"

L'amour est présenté à la fois comme un poison et son antidote, un mal qui torture mais dont on en peut se passer sous peine de n'être plus vivant.cf la notion de" pharmakon". Paradoxe de la passion amoureuse.

Corrigé de l' enquête 3 : Voici un sonnet de Ronsard (1524-1585) mais c’est le début de l’imprimerie et l’ouvrier typographe a mélangé les vers. Seuls les vers 1, 5, 9 et le dernier sont à leur place. Saurez-vous l’aider à les remettre dans l’ordre ? Le poète écrit ici à Marie. Quel conseil lui donne-t-il ? Comment cherche-t-il à la convaincre ?

Je vous envoie un bouquet que ma main

Et des amours desquelles nous parlons,

Las ! le temps non, mais nous, nous en allons,
Et comme fleurs périront tout demain.
Cela vous soit un exemple certain

Qui ne les eût à ce vêpre cueillies
Que vos beautés bien qu'elles soient fleuries
Et tôt serons étendus sous la lame ;
Le temps s'en va, le temps s'en va, ma Dame,

Vient de trier de ces fleurs épanies ;
Quand serons morts, n'en sera plus nouvelle ;
En peu de temps cherront toutes flétries
Chutes à terre elles fussent demain.

Pour ce, aimez-moi cependant qu'êtes belle.

Vocabulaire :

  • Vêpre : soir
  • sous la lame : dans la tombe
  • épanies : épanouies
  • cherront : futur du verbe choir qui signifie tomber
  •  
  •  
  •  Je vous envoie un bouquet que ma main
    Vient de trier de ces fleurs épanies1 ;
    Qui ne les eût à ce vêpre2 cueillies
    Chutes à terre elles fussent demain.

    Cela vous soit un exemple certain
    Que vos beautés, bien qu'elles soient fleuries
    En peu de temps cherront toutes flétries
    Et, comme fleurs, périront tout soudain.

    Le temps s'en va, le temps s'en va, ma Dame,
    Las ! le temps, non, mais nous nous en allons,
    Et tôt serons étendus sous la lame3 ;

    Et des amours desquelles nous parlons,
    Quand serons morts, n'en sera plus nouvelle :
    Pour ce aimez-moi, cependant qu'êtes belle4.

    Pierre de Ronsard - Continuation des Amours
  • Plan d'un commentaire possible:
  • Annonce des axes

    La fuite du temps, évoquée par les sentiments de Ronsard, et son avertissement de la mort nous conduiront ainsi à une invitation originale au Carpe Diem.

    I. La fuite du temps

    1. Sincérité des sentiments
    2. Une déclaration mélancolique
    3. Comparaison de la femme fleur
    4. Fuite du temps


    II. Avertissements

    1. Réalisation de la mort
    2. Avertissement
    3. Le Carpe diem


    Commentaire littéraire

    I. La fuite du temps

    L'amour de Ronsard envers Marie Dupin sert de prétexte pour évoquer la fuite du temps.
    Nous nous intéresserons donc d'abord à l'affection de Ronsard pour la jeune paysanne.

    1. Sincérité des sentiments

    - La juxtaposition des pronoms personnels "je vous" au vers 1 souligne la proximité entre Ronsard et Marie Dupin. Dès ces premiers mots, les amants entrent en scène.
    - Le poète porte une attention particulière à Marie en lui envoyant un "bouquet" au vers 1 : cette attention est renforcée par la mise en valeur du COD à l'hémistiche du vers.
    -> la simplicité de ce geste participe à la manifestation de son amour.

    - "trier" au vers 2 suppose un choix affirmant la délicatesse de son attention déjà présente dans "que ma main / Vient" au vers 1/2 et renforcée par le pronom démonstratif "ces fleurs".
    - L'emploi du présent rend l'action instantanée, comme si Ronsard s'empressait de témoigner son affection à Marie.

    -> Son amour est spontané, sincère, l'envoi des fleurs charmant, mais déjà teinté d'amertume.

    2. Une déclaration mélancolique

    - Ces fleurs sont "épanies" vers 2, c'est à dire au summum de leur beauté et suggère la proximité du déclin qui suivra cet épanouissement.
    - Ce déclin est évoqué dans les deux vers qui suivent "Qui ne les eût à ce vêpre cueillies/ Chutes à terre elles fussent demain." vers 3 et 4.
    - L'antéposition "vêpres" et "demain" mettent en évidence la durée du déclin, une journée.
    - L'
    assonance en [u] donne une impression de mélancolie.

    -> Vision brutale et dramatique de la mort des fleurs, ce déclin devient encore plus inquiétant lorsque Ronsard compare dans le quatrain suivant Marie à ces fleurs, d'abord pour sa beauté "fleurie" au vers 6 mais aussi pour son existence "et comme fleurs périront tout soudain" au vers 8.

    3. Comparaison de la femme fleur

    - Alors que "fleuries" (vers 6) indique l'épanouissement de la fleur, "flétries" (vers 7) désigne la mort de celle-ci. Le rapprochement de ces paronymes à la rime met en évidence la proximité de la naissance et de la mort : dès sa jeunesse, Marie est condamnée.
    - Ce déclin d'abord est amplifié par l'utilisation des adverbes "toutes" (vers 9) et "tout" (vers 10) puis, il est accéléré par les compléments circonstanciels de temps placés au début et à la fin des deux derniers vers du deuxième quatrain "En peu de temps", "tout soudain".

    -> Caractère éphémère de l'existence accentué par la fuite du temps conduisant à la mort.

    4. Fuite du temps

    Vers 9 :
    - La répétition du "temps s'en va" et utilisation de monosyllabes donnent l'impression que l'écoulement du temps est rapide. La décroissance du rythme (4/4/2)  montre que cet écoulement est de plus en plus rapide.
    - Le temps est fluidifié par les sifflantes et les
    assonances [en] et [a].
    - Le rythme est coupé par des virgules qui apparaissent comme des silences inquiets de la prise de conscience de la mort, par l'homme.
    - L'emploi du présent fait de ce constat une réalité vécue, générale, accentuant cette prise de conscience.

    Mais une autre réalité survient, ce n'est pas le temps qui s'en va mais c'est nous.
    - Le poète rectifie le vers précédent pour nous annoncer une vérité encore plus terrifiante.
    - Cette correction est mise en évidence par l'accentuation de la négation "non" placée à l'hémistiche et juxtaposée avec le mot "temps".
    - Les assonances en [ou] et [on] s'opposent aux assonances en [en] et [a] du vers précédent, participant aussi à cette rectification.
    - Les nasales quant à elle, à l'instar des sifflantes, minimisent la fuite du temps.
    - Cette modification se fait au regret du poète souligné par l'inter jonction "Las !" au début du vers.

    Cette fuite du temps devient angoissante et la sévérité de la situation est dénoncée par la correction du poète, insistant ainsi sur notre mort.

    Celui-ci cherche néanmoins à nous prévenir de cette mort. Nous nous verrons donc les avertissements émis par Ronsard.


    II. Avertissements

    1. Réalisation de la mort

    - Notre disparition, d'abord euphémisée dans les deux premiers quatrains par la métaphore de la mort de la fleur, prend ici une image brutale.
    - "Et tôt serons étendus sous la lame" vers 11 : la lame, associé au tombeau, donc à la mort, a une connotation macabre car réaliste.
    - La mort apparaît soudaine et proche : le complément circonstanciel de temps "Et tôt" fait écho à "tout soudain" vers 8 soulignant l'imminence de la situation.
    - L'emploi des futurs "serons étendu" vers 11, "serons morts" vers 13 rendent cette mort inévitable et certaine : on ne peut y échapper.

    - Tout au long du poème, on peut remarquer un crescendo : "chutes" vers 4, "cherrons" vers 7, "périront" vers 8, "étendus sous la lame" vers 11 conduisant vers la "mort" écrit pour la première fois dans le vers 13, accentuée par son placement à l'hémistiche.
    - Le cheminement exprimé dans "nous nous en allons" vers 10 a maintenant trouvé son terme.

    -> Dès le début du poème, Ronsard essaye de nous avertir de cette mort imminente.

    2. Avertissement

    - Dans le vers 5, Ronsard prend un ton sentencieux, et cherche à faire la morale : "que cela vous soit un exemple certain".
    - L'utilisation du subjonctif a ici une valeur d'ordre et de souhait. Ronsard cherche donc à nous prévenir du danger.
    - Ce danger, illustré par l'adjectif "certain", a une allure menaçante.
    -> Il veut nous avertir de notre destinée et l'adresse à Marie se fait insistante.

    - Dans le vers 13, Ronsard revient avec le futur à l'idée que la mort efface tout :
    "quand serons morts n'en sera plus nouvelle"
    -> Il franchit ainsi le temps, insiste sur notre disparition totale.
    - Cette disparition est mise relief par l'antithèse "mort", "nouvelle".

    3. Le Carpe diem

    -> Dans le dernier vers "Pour ce, aimez-moi cependant qu'êtes belle.", Ronsard nous invite donc au Carpe diem et incite ainsi Marie à l'aimer et à profiter de la vie.
    - Le connecteur logique "pour ce" achève son raisonnement.
    - Cette demande d'amour est doublée d'un conseil d'épicurisme lui-même teinté d'une certaine mélancolie provenant de la précarité de son existence marqué par le connecteur "cependant que".
    - La notion de durée vient alors s'inscrire dans cette conclusion insistant sur le caractère éphémère de la jeunesse et rend ainsi un dernier hommage à la beauté de Marie.

    Conclusion

        Ce sonnet est original dans la façon dont Ronsard préconise le Carpe diem. Ce poème élégiaque, qui utilise un vocabulaire simple est une invitation à l'amour, mais le ton se fait grave car celle-ci est associée à des images mélancoliques et morbides. L'amour de Ronsard pour Marie Dupin se glisse au second plan pour laisser paraître la fuite du temps, et l'avertissement de Ronsard sur la mort.
        Cette leçon épicurienne se retrouve de la même manière dans Sonnets pour Hélène : "Quand vous serez bien vieille" :
       "Si vous m'en croyez, n'attendez à demain
       Et cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie".

    Autre possibilité sous la forme d'une explication linéaire:

    Situer le texte

    · GENRE : Sonnet = forme fixe inspirée de Pétrarque (poète italien du 14e siècle).
    · AUTEUR : Ronsard (1524-1585), chef de file de la Pléiade, il participe avec Du Bellay à la rédaction de Défense et Illustration de la Langue Française. Poète de cour, humaniste. Les quatre premiers livres d’Odes de Ronsard reçoivent un accueil médiocre. Il composera ensuite des recueils de poèmes d’amour à la manière de PETRARQUE (Les Amours de Cassandre 1552) qui lui assureront le succès. Puis il rédigera plusieurs autres recueils de sonnets, en particulier les Sonnets pour Hélène (publiés en 1578).
    · THEME : La fuite du temps, l’amour de la nature, « Carpe Diem »

    3. Structure du texte

    Vers 1 à 4 : Envoi du bouquet et assimilation de la femme aux fleurs.
    Vers 5 à 13 : La vision de la mort par anticipation.
    Dernier vers : L’invite au Carpe Diem.

    On pourra analyser successivement :

    I. L’envoi du bouquet et assimilation de la femme aux fleurs

    II. La vision de la mort par anticipation

    III. L’invite au Carpe Diem

    I. Envoi du Bouquet et Assimilation de la F aux fleurs

    Vers 1 :
    -Dès le premier « je vous », le poète et la femme qu’il aime se trouvent en scène.
    -Le présent du verbe « envoie » actualise le geste.
    -Le mot « bouquet » est mis en valeur car il est séparé, isolé au centre du vers.

    Vers 2 :
    -Le verbe « trier » suppose un choix, ce qui renforce l’attention déjà présente dans « que ma main ».
    -« épanies » signifie que les fleurs sont au summum de leur et suggère en même temps la proximité du déclin qui suivra cet épanouissement.

    Vers 3 :
    -« Qui ne les eût à ce vêpre cueillies » veut dire « si on ne les eût cueillies ce soir ».
    -Le thème du déclin envahit à présent le texte, le mot « vêpre » est mis en relief par le rejet du participe passé « cueillies » en fin de vers.

    Vers 4 :
    -Ce dernier vers crée, avec l’assonance en « u » une impression mélancolique. Au début de ce vers 4, le détachement du participe passé « chutes » qui devance l’auxiliaire « fussent » produit un effet d’accélération. Cet ordre particulier des mots met l’accent sur la chute, la mort des fleurs. Notons enfin les sons « ch » et « f » qui font entendre un chuchotement ici.

    II. La Vision de la Mort par anticipation

    Vers 5 :
    -Au tableau des fleurs (1er quatrain) succède la leçon. Le subjonctif « vous soit » a à la fois une valeur d’ordre et de souhait et l’adjectif « certain » apparaît menaçant : l’adresse à la femme se fait insistante. Le pronom vous est repris par « vos beautés » au vers 6 comme pour expliciter la comparaison avec les fleurs.

    Vers 6 :
    -Le participe « fleuries » fait écho à « fleurs » et Ronsard renforce encore cet effet en comparant à nouveau avec « comme » les beautés aux fleurs (« Et, comme fleurs », v.8).
    -Nous observons également que les deux participes passés « fleuries » et « flétries » (v.6-7) riment ensemble comme pour souligner la proximité qu’il y a de l’épanouissement à la mort.

    Vers 7 :
    -Le verbe « cherront » (v.7) reprend « chute » (v.4) martelant l’idée de la mort.

    Vers 8 :
    -L’adjectif « toutes » et l’adverbe « tout » avant " soudain » (v.8) intensifient l’imminence du déclin.
    -La virgule marque l’arrêt brutal de cet épanouissement voué à la mort. Le sens symbolique de cet envoi de fleurs se trouve donc expliqué ici.
    -Ronsard veut rappeler à la femme qu’il aime la fuite du temps, le passage de l’épanouissement à la mort certaine « périront » (v.8).

    Vers 9 :
    -L’expression « le temps s’en va » toute constituée de monosyllabes et répétée dans ce même vers a pour effet d’accélérer le rythme. Le temps du présent fait de ce constat à la fois une réalité vécue et une vérité générale.

    Vers 10 :
    -Ce vers rectifie le premier pour substituer à l’expression banale « le temps s’en va » l’image plus originale de notre passage.
    -Les liquides « Las », « le », « allons » donnent l’impression d’un écoulement irréversible.
    -L’utilisation du pronom « nous » réunit les amants mais il étend de plus leur cas particulier à l’humanité en général.

    Vers 11 :
    -L’évocation de la mort est très réaliste. L’adverbe « tôt » fait écho à « tout soudain » et souligne l’urgence de la situation.

    Vers 12 :
    -Cette dernière strophe fait retour au présent ; en même temps, la conjonction de coordination « et » assure la liaison des deux tercets.
    -De nouveau, Ronsard adopte le ton de la confidence pour évoquer le plaisir de la conversation à deux.
    -Le mot « amour » prend le genre féminin au pluriel qui a ici une valeur d’amplification.

    Vers 13 :
    -Il pourrait être traduit par : Quand nous serons morts, on n’entendra plus parler de nous.
    -Ronsard revient avec le futur à l’idée de la mort qui efface tout. L’idée est originale chez Ronsard qui souvent insiste sur la pérennité que sa poésie donne à l’amour.
    -Soulignons que le mot « mort » a été longuement préparé : « chutes à terre » (v.4), « cherront » (v.7), « périront » (v.8), « sous la lame » (v.11). Le cheminement exprimé dans « nous nous en allons » (v.10) a maintenant trouvé son terme.

    III. L’Invite au Carpe Diem

    Vers 14 :
    -C’est l’invite au carpe diem. Ronsard revient à la vie et au présent. Le raisonnement de Ronsard s’achève ainsi dans sa logique ; « pour » signifiant c’est pourquoi.
    -La demande d’amour se double d’un conseil d’épicurisme lui-même teinté du sentiment de la précarité de l’existence, de la beauté en particulier, ici marquée par « cependant que ».

    Conclusion

    La hantise toute ronsardienne du temps qui passe donne à ce poème dont le thème n’est pas nouveau un caractère authentique de part sa simplicité et son émotion. Ronsard cherche à séduire Marie en lui faisant lucidement partager son angoisse. Le poème prend une profondeur nouvelle quand on songe que Marie mourra jeune.

    Pour vendredi, préparer la lecture  de Quand Vous serez bien vieille de Ronsard sur les feuilles titrées Carpe Diem à l'aide des 7 questions.

     

 

 

 

 

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