Cours du mercredi 13 mars

 Ecoute d'un podcast littéraire pour donner une exemple: sur le roman la petite femelle de Jaenada : https://louiemedia.com/le-book-club/la-petite-femelle

Rappel de l'émission CSee radio sur RDL103.5: se demander comment faire pour que plus de personnes puissent l'écouter: réseaux sociaux, information aux classes.

Amélioration à apporter aux émissions: moins lire, donner plus l'impression d'une oralité spontanée même si vous avez un texte sous les yeux.

Plus de punch lines pour les animateurs principaux, davantage commenter ce que l'on vient d'entendre.

Corrigé du  contrôle: surtout reprendre 'exercice 5: commenter un texte n'est pas le paraphraser. il faut construire du sens après repérage des procédés d'écriture. ( Utiliser les 7 questions). Proposez des interprétations.

Ne jamais écrire "le texte dit que...Phèdre dit que... ": paraphrase.

Exemple rédigé donné en cours.

Le coup de foudre / La naissance d’un amour violent causé par Vénus v.269 – 278
1. Le bonheur du mariage avec Thésée aussitôt troublé par le coup de foudre pour Hippolyte – coup de foudre qualifié péjorativement, amour = douleur : « mal » : « Mon mal vient de plus loin ». Phèdre va exposer les origines de son amour; Il faut remonter jusqu’à la malédiction dont elle est la victime- « Mon mal » s’oppose à « Mon repos, mon bonheur », deux vers plus loin. L’amour pour Hippolyte fait une irruption violente au milieu d’un amour plus calme, traditionnel et légitime car scellé par les liens du mariage.

Le personnage tente de retenir la vérité : cet aveu qui lui brûle les lèvres  : la périphrase  « superbe ennemi »  montre que la passion est l’enjeu d’une lutte : l’adjectif « superbe » veut dire fier et le substantif « ennemi « renvoie non pas au champ lexical de l’amour mais à celui du combat. Phèdre se sent donc vaincue par cet amour qu’elle sait coupable.

Les symptômes de la passion sont alors rappelés .Depuis les philosophes Grecs, on considère la passion comme une émotion forte qui prend le contrôle de notre corps. On le voit ici par – l’énumération : « Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue » => rythme ternaire, allitération en « i », propositions juxtaposées => soulignent la précipitation des réactions qui succèdent immédiatement la vue de l’être aimé. L’importance de l’amour qui entre par le regard est soulignée par le chiasme qui place le verbe « vor » en début et en fin de vers. La puissance du trouble physique se manifeste aussi par l’opposition rougir/pâlir qui manifeste la perte du contrôle sur soi.

– « Un trouble s’éleva dans mon âme éperdue » : la raison est enrayée ; on remarque d’ailleurs que le « je » n’est plus sujet des phrases, il subit l’action, subit le trouble qui va jusqu’à la perte des sens : « Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler » : une fois encore,  la juxtaposition des propositions souligne la rapidité de cette invasion croissante d’un amour qui paralyse le sujet atteint de cécité et de mutisme. – Le « je »  ne redevient sujet que pour sentir, faire l’expérience de la douleur : ce qui nous renvoie à l’étymologie du mot passion « patior » = souffrir : « Je sentis tout mon corps et transir et brûler » : la construction parallèle de termes antithétiques montre que Phèdre passe du chaud au froid sous le coup du vif sentiment qui l’anime.  

 « Je reconnus Vénus et ses feux redoutables » : Vénus a lancé sur la famille (« d’un sang ») une malédiction dont Phèdre est la nouvelle victime. « Feux » renvoie ici à l’amour associé au champ lexical de la brûlure pour souligner la douleur que l’amour procure. – On note les adjectifs à la rime « redoutables » « inévitables » qui mettent en place la dimension tragique. Phèdre apparaît  ainsi , dès l’exposition ,comme une héroïne tragique, qui subit pleinement un destin qui la dépasse, ici un amour terrible qui lui cause du tort et la déchire.

Début du cours sur la poésie du Moyen Age au Xviiième siècle.

 5 enquêtes pour découvrir la façon dont on parle d'amour à la Renaissance ( XVIème siècle) 

Enquête 1: remise en ordre du texte de Louise Labbé

Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie

Louise Labé

Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie ;
J’ai chaud extrême en endurant froidure :
La vie m’est et trop molle et trop dure.
J’ai grands ennuis entremêlés de joie.

Tout à un coup je ris et je larmoie,
Et en plaisir maint grief tourment j’endure ;
Mon bien s’en va, et à jamais il dure ;
Tout en un coup je sèche et je verdoie.

Ainsi Amour inconstamment me mène ;
Et, quand je pense avoir plus de douleur,
Sans y penser je me trouve hors de peine.

Puis, quand je crois ma joie être certaine,
Et être au haut de mon désiré heur,
Il me remet en mon premier malheur.

Louise Labé, Sonnets

Enquête 2: Lecture du poème Nous corrigerons en classe.

Enquête 3: à suivre

 

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