Cours du mercredi 15 novembre: Incipit de Ma Reine

 1. Les fonctions d'un incipit. 

Cours pour approfondir la notion d'incipit= début de roman

Incipit de ma Reine: analyse

Très mystérieux : qui parle, qui tombe ? début qui commence par le récit d’une chute. Narrateur à la première personne, imparfait de durée, étirement du temps, plus-que parfait antériorité puis passé composé temps du discours qui maintient un lien avec le passé proche.

Polyptote répétition du verbe tomber 5 fois dans l’ensemble du texte.

Chute concrète ou métaphorique ? dépression ?

Oubli de la cause, constance de la chute comme si, pérenne.

 Présence des étoiles donc ciel , cosmos, donc nuit,  elles sont partout, insistante tête, pied autour de moi : perte de repères spatiaux suggérée.

Actions pour lutter contre la chute : mouliner ( des bras) pour se raccrocher aux étoiles donc perçues comme solides par opposition au milieu où se déroule la chute.= échec : mais je n’attrapais que du vide, tournure restrictive qui insiste sur le vide. connotation angoissante.

Tourbillonner : image de la feuille, de la neige, d’un corps sans plus aucune maîtrise : atmosphère : un grand souffle d’air mouillé : description du vide précédemment nommé. Personnification: corps vivant de l’air qui a un souffle.

Effets produits sur le corps de la chute : douleur "brulais de vitesse" ; toucher, frottement douloureux, accélération, sensations auditives : vents personnifiés qui hurlent, sensations pénibles, posture doigts écartés pour freiner ?

Passage au passé composé : lien avec le passé récent, retour en arrière "j’ai repensé" : souvenir des courses de l’enfance. Information sur le personnage : courses de 100 mètres , seuls moments sans moquerie, enfant exclus et moqué, idée d'un harcèlement scolaire, mais qualités sportives : portraits physiques : grandes jambes.

Mais échec dans la situation présente de la chute : "mes jambes ne servaient à rien", inutilité des qualités sportives mais qui amène une opposition. Dissociation : les jambes tombent aussi. Comparaison avec des imbéciles ( injure qui lui a été faite souvent ? Même les jambes valorisées le lâchent ?

Nouveau personnage : quelqu’un est témoin de la chute et crie mais très éloigné, n’arrive pas à identifier.

Effort pour se souvenir : impératif  catégorique: "Il fallait que je me rappelle pourquoi j’étais là" : amnésie : "’était forcément ": phrase présentative qui dramatise la situation. 

Présent d vérité générale : "on ne tombe pas comme ça sans bonne raison"

Mystère sur le pourquoi de la chute. Pertes de repères spatiaux : plus de devant plus de derrière, perte du sens dans tous les sens du mot, direction et signification, perte aussi de la notion de temps et de stabilité : "Tout changeait tout le temps tellement vite" : adverbe d’intensité , allitération en t, désarroi complet qui se manifeste par l’envie de pleurer d’être ainsi désorienté.

Sentiment de culpabilité :  "A coups sûr" : modalisation de la certitude, bêtise, attitude puérile de se sentir pris en faute, enfant ,habitude de se faire gronder, personnage coutumier des bêtises. Imparfait d’habitude, quel genre de bêtise ? gronder ou pire : enfant battu, agressé ?

Attitude de défense comme lors d’une agression : se mettre en boule , souvenir du tabassage de Macret ( nouveau personnage nommé cette fois.) Continuer à se mettre sur la défensive , même physiquement, pour avoir moins mal : style plus oral:  "un truc connu" .

Résignation : Tournure restrictive "Maintenant il n’y avait qu’à attendre", "finir par arriver" : fatalisme , connotation tragique où, dans quel état ?

Date de la chute "Eté 1965" : indice sur la temporalité du récit,   hyperbole « le plus grands de tous les étés : comment interpréter : l’été le plus long, le plus mémorable, le plus extraordinaire ? Mystère.

 Chute paraît infinie, distorsion du temps.

A raccorder à l’excipit : P 214 à 221 : "Je ne peux redevenir reine que par un sacrifice"

Dernier paragraphe : fermer les yeux une dernière fois : connotation de mourir : acte volontaire  s’effondrer dans le vent comparaison avec un château de sable déjà fragile en lui-même mais détruit par malveillance, image d’agression ultime.

Puis vue surplombante de l’espace, anaphore de" j’ai vu" : grand angle plateau, montagnes, qui se resserre sur la station d’essence et sur son enfance parents, Viviane qui court, et lui : images avant la mort. Se voit vivant heureux avant l’effacement complet

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