Textes sur les sensations à partir d'une photo ( suite)
Les Maldives se composent d'îles paradisiaques, d'un rêve à voir pour beaucoup. Je l'ai vu ce rêve. Lui aussi m'a vue. Il m'a regardée par ce miroir. De façon insistante comme si je ne savais pas que mon pire cauchemar se tenait à côté de moi.
Pour cette liberté, ce vent de chaleur qui te dit " Fais! Viens!Vis!" Il l'a fait. Se sentant libre le temps d'un instant. Il a détruit une âme qui ne demandait que d'explorer et de rencontrer. Cette âme se retrouve maintenant à écrire à la place de parler.
A ce moment de destruction, elle ne voyait que ce bout de mer si près mais si loin en même temps. L'ombre de cette nature sauvage se refermant sur elle comme un tunnel dont elle ne pouvait s'échapper. Ses yeux aussi clairs que l'eau se noyaient dans leurs propres larmes. Salées. C'était la première chose qu'elle se dit. -Mes larmes sont salées, amères, jamais aussi amères que ce voyage.
Le sable était doux, l'eau était chaleureuse, le soleil te souriait, les palmiers te saluaient.
"L'homme aura confiance en l'homme comme le palmier se confie au vent" c'est ce qu'a dit Gust dans la chanson Aimer Sans amour.
Je le chantais comme une devise, comme quelque chose d'évident.
Pourtant ils ont changé. il les a changés.
Le sable me tranchait à m'en faire tomber, l'eau me secouait à m'en noyer, le soleil me brûlait à m'en faire pleurer, les palmiers se déchainaient à vouloir m'enfuir.
Je voulais fuir. Pas le paradis, mais lui.
Alors je t'ai fui.
Maintenant je vais le renier.
Mathilde a un peu détourner la consigne en allant au-delà de la retranscription des sensations d'après photos. Elle a vraiment su créer une histoire que le lecteur peut imaginer. le texte est très réussi.
Moi je préfère la nuit
Ce noir qui ne cesse de nous faire penser
c'est l'infini, l'imagination débridée
Lune et étoiles qui jamais ne s'élident
A tous ces voyageurs, qui aiment et se guident
Rêvez vous à ce plafond du monde sans fond
Qui aime guetter lorsque nous nous régalons?
cette couleur neutre me rend parfois si calme,
qu'elle pourrait faire glisser une larme
tant de fois l'ennemi était l'obscurité
Pour éviter ces esprits m'ayant malmenée
la nuit est pourtant le symbole du repos
Dans lequel la vie se déroule sans défaut
Dans un rêve tout se déroule sans encombre
où les difficultés s'effacent sans décombres.
Marie
A suivre
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